vainement

vainement
un personnage est né.
un homme grandissait, banal, formaté, suivant ce que le monde a toujours appellé des icones. le but est pour chacun de se reconnaitre en partie ou entierement dans ces entités. plus que des hommes, moins que des dieux, entre le ciel et la terre pour qu'on les voit, sans les toucher. lui c'était son père, son idole.
malgré son execrable banalité on ressentait depuis l'enfance son aura particulièrement attirante. un je ne sais quoi donné par le monde pour le rendre riche, de connaissances, de dons, et de réflexion qui lui apprendrait a voler.
l'homme a toujours eu peur des rêves, sans cesse les repoussant derrière des montagnes de fanges, trop emprunt alors à se regarder dans le miroir, au lieu de se regarder de la façon dont il aimerait se voir, se déformant, voyant l'avenir, se rappelant que rien n'est impossible. ceci tient a un moment, quelques minutes, des choix, des ébats, des débats, qui changeront toute une vie. la peur de faire ces choix et de prendre des risques freine alors la bête qui est censé rugir.
lui, s'est laché, a crié au monde que celui ci l'accepterait. c'est grâce à lui s'il volerait parmi les nuages.
garder les pieds sur terre ne sert a rien, sinon à rester au même endroit.
un personnage est né ce jour, et ne mourra pas. c'est bien la diffèrence entre son passé ou il n'était qu'un homme. désormais il brillera, on parlera de lui, mais pas par notoriété... mais pas admiration.
il a peut être pas tout ce dont il aurait rêvé, mais on l'aime, pour ce qu'il est.
sa lumière était presque eteinte ; mais il vaut mieux voir le verre a moitié plein plutôt qu'a moitié vide.
il le fera, regardera l'horizon, cherchant toujours le soleil du regard, se couchant sur un monde qu'il dominera.
on lui a dit "tu seras un homme mon fils", mais c'est faux...
il sera toujours plus que cela...en tout cas pour moi.
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# Posté le dimanche 15 novembre 2009 10:15

Modifié le dimanche 15 novembre 2009 18:35

on ne badine pas avec la vie

on ne badine pas avec la vie
finit la débandade, finit les mauvaises surprises, finit la débauche grisante et les matins de réveil subits, finit les questions avant de s'endormir pour se demander quand est ce qu'enfin le coeur s'arretera dans le sommeil,
chose absurde mais loquace, j'ai décidé de vivre, de ne plus faire plaisir aux autres, et plutôt de me donner a moi même mes chances ; j'assumerais mes défauts avant mes qualités, je repousserais la faux de ceux voulant me voir tomber. ceci n'est pas un texte trop candide ni même un texte d'adieu ;
juste une mise a zéro necéssaire, un départ dont plus tard je fêterais l'anniversaire ;
ce n'étais pas une question d'energie de vivre, mais juste que tout ce que je savais faire ne me servait a rien.
tout ce dont certains étaient jaloux n'étais que du vent maudits ornés d'artifices. maintenant je sais que j'en ferais ma vie.
de tout ça : la musique, le jeu, la scène, le théâtre, le dessin, le sport, la famille, l'honnêteté , toutes ces choses sur lesquelles les viles démons ont crachés, les jaloux ont enviés, en se servant de la lâcheté et de la méchanceté.
ce n'est pas sur une carapace mais sur un mur que se heurteront les vagues et flots de haine.
j'ai vu des gens partir, de leur propre chef, d'autres trahir, perchés du haut de leur fief, et ce n'est pas en les dominant que je persisterais, mais en les ignorant.
certains ne méritent pas d'attention.
à ceux qui se sont dit mes amis tout en me dénigrant une fois le dos tourné, à ceux qui se disaient ma famille et qui m'ont gratuitement offensé, à celles qui se sont dit mes amours quand leur manipulations me rongeaient, à ce monde qui m'a convaincu qu'il fallait que je parte, dégouté.
je vous dirait a tous que mes bras malgré tout et malgré vous ne seront jamais fermés, que mon amour est inconviditionnel, mais qu'il ne faut pas jouer. le diable peut être avec un visage d'ange, mais avec lui on ne peut pas gagner.
ce texte n'a aucun interêt artistique, il n'a pas pour prétention de donner une leçon, il n'a pas de but précis sinon celui de m'exprimer, pour une fois, librement, de faire lire une impression personnelle, et de dire a tout ce monde, même ceux qui ne le méritent pas, que ça ne sert plus a rien. ma faiblesse est devenu ma force.

j'ai exagéré les choses pour les rendre extraordinaires, je me suis servi du vécu pour le véhiculer dans les mémoires, je me suis vanté par amour d'avoir un public, ce n'était pas un mal, ni une forme de mythomanie, je n'ai rien inventé, sinon extrapolé. raconter mes histoires n'a jamais été pour tromper qui que ce soit ;
"j'aime entendre, raconter, j'aime changer et j'aime voir, c'est vrai qu'à mon avis tant qu'il y a de l'échange, il y'a de l'espoir". tout ce qu'on appelle les "dons" sont acquis, il ne reste qu'à perfectionner, à amélioré, et enfin en faire quelque chose, approfondir, et prendre ses couilles dans ses mains et se dire : c'est bien moi qui ferais ma vie, la construirais et ferais mes erreurs, prenant bien sur les conseils des autres, mais pas en les considérant comme parole divine.
parce qu'un jour je mourrais, et ce jour là je ne veux en aucun cas me retourner, convaincu du fait que l'on ma dirigé. c'est moi qui aurais vécu, et non pas un être factice habillé par les autres et régi par des idées non partagées.
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# Posté le lundi 09 novembre 2009 08:37

Modifié le dimanche 15 novembre 2009 18:21

tu seras un homme mon fils...

tu seras un homme mon fils...
Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie
Et, sans dire un seul mot te remettre à bâtir
Ou perdre d'un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir.

Si tu peux être amant sans être fou d'amour,
Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre,
et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre.

Si tu peux supporter d'entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter les sôts,
Et d'entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d'un mot.

Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois
Et si tu peux aimer tous tes amis en frères
Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi.

Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,
Rêver, sans laisser ton rêve être ton maître
Penser, sans n'être qu'un penseur.

Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu peux être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral ni pédant.

Si tu peux rencontrer triomphe après défaite
Et recevoir ces deux menteurs d'un même front.
Si tu peux conserver ton courage et ta tête,
Quand tous les autres la perdront.

Alors, les rois, les dieux, la chance et la victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis,
Et, ce qui vaut mieux que les rois et la gloire,

Tu seras un homme, mon fils
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# Posté le jeudi 15 octobre 2009 04:51

strasbourg, le 19 aout 2026

strasbourg, le 19 aout 2026
marchant dans la rue, ses ventricules battaient la chamade , tour à tour, provocant un rythme quasi militaire, et le menant de façon régulière à bonne destination. 17 ans auparavant, il se rêvait marié, 2 enfants tout au moins, et une petite maison douce et agréableà la campagne, avec pour seul gêne le gémissement des grillons emprunts à le réveiller pour lui faire contempler sa chance. Mais ce rêve n'était possible qu'avec sa Julie, sinon quoi les étoiles de sa campagne lui montreraient une carte erronée.
Il n'était aujourd'hui pas dans le bon chemin. Il avait voyagé, rencontré des gens vécu son rêve d'artiste, mais entre nous qu'à demi. Son grand truc à lui était de retourner le passé avec des "et si...", ce qui faisait de lui un bon écrivain, à imaginer, depuis l'enfance, ce qui aurait pu être ou ne pas être.
Si sa jambe gauche boitait aujourd'hui, c'était à cause d'un de ses deux ventriculesqui faisait des caprices... son coeur avait battu pour deux, mais plus maintenant, alors désormais, il boîtait...

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Elle, était belle ; belle et incroyablement sexy. qu'importe sa tenue, elle aurait paru être sur mesure, changeant un chiffone en robe de couturier. le regard des autres, elle s'en foutait, et sa démarche naturelle se rapprochait de celles de mannequins de défilés.
Il est des femmes qui travaillent ces pouponneries, elle, non.
Il y'avait quoi... 15 ans? Avec son "grand benet", elle partait au delà des étoiles pour regarder un futur presque impossible, avec admiration.
Elle se demabndait ce qu'il était devenu, s'il avait réussit à se batir la petite maison de pierres et de rêves dont ils avaient tant parlé; mais sans elle... c'était possible, pensait-elle .
Il lui arrivait de se demander ce que serait devenu sa vie si elle l'avait suivi.Surement rien, (...) même si son coeur en pensait autrement
Elle ne voulait pas se poser la question de savoir si elle avait fait le bon choix car retourner le passé ne pourrait le changer, selon elle. c'est ce qui malgré tout lui plaisait le plus chez cet homme ; il avait cette incroyable faculté à donner du rêve, à changer les couleurs de la vie pour les rendre plus vives, mais bref...
c'était il y'a longtemps...

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il était 13h47, devant le théâtre de strasbourg, à 470 km du domicile de chacunne des deux personnes.

l'homme, plutôt grand, boitilleux mais d'apparence robuste, avançait à pas décidé. On imaginait assez bien son regard derrière ses lunettes aviateurs.Il paraissait de rien penser,ne laissait rien paraître et son charisme recouvrait l'ensemble de la population masculine de cette place publique.

de l'autre coté de la rue marchait une femme, magnifique. Ce genre de femme que l'on voît marcher au ralentit , où notre cerveau , quelquesoit la pensée de l'instant, marque une pause pour immortaliser la magnifiscence même. Elle paraissait décue d'untre tristesse cachée mais à peine perceptible. ce qu'elle émanait était tout sauf banal, elle avait quelquechose d'angélique


Si l'on daignait s'interesser à la circulation humain, on n'y vu plus que ces deux personnes arrivant chacun d'un bout de la rue en cet instant, comme un western ou le premier qui dégainerait gagnerait.
arrivés à cinq mètres l'un de l'autres l'homme se mit à ralentir, enleva ses lunettes et grimaçait un rictus d'étonnement.
La femme leva ses yeux bleus qui balayaient le sol, comme si les lunettes de l'homme avaient fait un grand fracas parmis cette foule ; ils sourirent, accélèrèrent le pas, et à ma grande surprise s'étreignirent avec passion, comme deux anciens amants d'une autre vie, peut être...
Incroyable. toute la foule, sans le savoir, assistait à une véritable scène de film .

Elle mit ses lunette de soleil pour cacher je pense ce que j'ai pris pour une larmoyance impromptue dans ses yeux, bien cachée derrière un large sourire gêné.

Lui était ému, ou bien agréablement étonné, je ne sais pas ; ce qui était sur, c'était que ces deux personnes ne s'étaient pas vues depuis longtemps.
Ils parlèrent, rièrent, et repartirent ensemble.

Je ne pourrais savoir ni deviner ce qui se passa par la suite, et je préferai imaginer plutôt que de les suivres secrètement.
cependant ce que je remarquai était qu'en repartant dans la rue des cafés, la femme avait le visage fendu d'un beau sourire, et l'homme, quand à lui, ne boîtait plus...

Max Aubert
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# Posté le mercredi 19 août 2009 06:08