marchant dans la rue, ses ventricules battaient la chamade , tour à tour, provocant un rythme quasi militaire, et le menant de façon régulière à bonne destination. 17 ans auparavant, il se rêvait marié, 2 enfants tout au moins, et une petite maison douce et agréableà la campagne, avec pour seul gêne le gémissement des grillons emprunts à le réveiller pour lui faire contempler sa chance. Mais ce rêve n'était possible qu'avec sa Julie, sinon quoi les étoiles de sa campagne lui montreraient une carte erronée.
Il n'était aujourd'hui pas dans le bon chemin. Il avait voyagé, rencontré des gens vécu son rêve d'artiste, mais entre nous qu'à demi. Son grand truc à lui était de retourner le passé avec des "et si...", ce qui faisait de lui un bon écrivain, à imaginer, depuis l'enfance, ce qui aurait pu être ou ne pas être.
Si sa jambe gauche boitait aujourd'hui, c'était à cause d'un de ses deux ventriculesqui faisait des caprices... son coeur avait battu pour deux, mais plus maintenant, alors désormais, il boîtait...
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Elle, était belle ; belle et incroyablement sexy. qu'importe sa tenue, elle aurait paru être sur mesure, changeant un chiffone en robe de couturier. le regard des autres, elle s'en foutait, et sa démarche naturelle se rapprochait de celles de mannequins de défilés.
Il est des femmes qui travaillent ces pouponneries, elle, non.
Il y'avait quoi... 15 ans? Avec son "grand benet", elle partait au delà des étoiles pour regarder un futur presque impossible, avec admiration.
Elle se demabndait ce qu'il était devenu, s'il avait réussit à se batir la petite maison de pierres et de rêves dont ils avaient tant parlé; mais sans elle... c'était possible, pensait-elle .
Il lui arrivait de se demander ce que serait devenu sa vie si elle l'avait suivi.Surement rien, (...) même si son coeur en pensait autrement
Elle ne voulait pas se poser la question de savoir si elle avait fait le bon choix car retourner le passé ne pourrait le changer, selon elle. c'est ce qui malgré tout lui plaisait le plus chez cet homme ; il avait cette incroyable faculté à donner du rêve, à changer les couleurs de la vie pour les rendre plus vives, mais bref...
c'était il y'a longtemps...
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il était 13h47, devant le théâtre de strasbourg, à 470 km du domicile de chacunne des deux personnes.
l'homme, plutôt grand, boitilleux mais d'apparence robuste, avançait à pas décidé. On imaginait assez bien son regard derrière ses lunettes aviateurs.Il paraissait de rien penser,ne laissait rien paraître et son charisme recouvrait l'ensemble de la population masculine de cette place publique.
de l'autre coté de la rue marchait une femme, magnifique. Ce genre de femme que l'on voît marcher au ralentit , où notre cerveau , quelquesoit la pensée de l'instant, marque une pause pour immortaliser la magnifiscence même. Elle paraissait décue d'untre tristesse cachée mais à peine perceptible. ce qu'elle émanait était tout sauf banal, elle avait quelquechose d'angélique
Si l'on daignait s'interesser à la circulation humain, on n'y vu plus que ces deux personnes arrivant chacun d'un bout de la rue en cet instant, comme un western ou le premier qui dégainerait gagnerait.
arrivés à cinq mètres l'un de l'autres l'homme se mit à ralentir, enleva ses lunettes et grimaçait un rictus d'étonnement.
La femme leva ses yeux bleus qui balayaient le sol, comme si les lunettes de l'homme avaient fait un grand fracas parmis cette foule ; ils sourirent, accélèrèrent le pas, et à ma grande surprise s'étreignirent avec passion, comme deux anciens amants d'une autre vie, peut être...
Incroyable. toute la foule, sans le savoir, assistait à une véritable scène de film .
Elle mit ses lunette de soleil pour cacher je pense ce que j'ai pris pour une larmoyance impromptue dans ses yeux, bien cachée derrière un large sourire gêné.
Lui était ému, ou bien agréablement étonné, je ne sais pas ; ce qui était sur, c'était que ces deux personnes ne s'étaient pas vues depuis longtemps.
Ils parlèrent, rièrent, et repartirent ensemble.
Je ne pourrais savoir ni deviner ce qui se passa par la suite, et je préferai imaginer plutôt que de les suivres secrètement.
cependant ce que je remarquai était qu'en repartant dans la rue des cafés, la femme avait le visage fendu d'un beau sourire, et l'homme, quand à lui, ne boîtait plus...
Max Aubert